Panorama internet : 3 juillet

04/07/2012 § Poster un commentaire

Poésie en VHS de Zilvinas Kempinas

Sounds of making : Working East London

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Activisme Alimentaire : Occupy Our Food Supply

01/03/2012 § Poster un commentaire

« The biggest corporate takeover on the planet is the hijacking of the food system, the cost of which has had huge and irreversible consequences for the Earth and people everywhere. » Dr Vandana Shiva fondatrice de l’association Navdanya

Le 27 février, la première journée d’action d‘Occupy Our Food Supply s’est tenue sous l’impulsion de Rainforest Action Network . Un mouvement qui s’inscrit dans l’action d’Occupy Wall Street pour protester contre la concentration des filières agricole et alimentaire. Il est soutenu par plus de 30 ONG (Treehugger, Slow Food…), des fermiers, des médecins, des consommateurs et des personnalités aussi diverses que Willie Nelson, Michael Pollan, Woody Harrelson, Vandana Shiva, Anna Lappé  et Raj Patel.

Faits et chiffres:

  • 4 entreprises détiennent 90% du marché des céréales dans le monde.
  • Aux Etats Unis, 90% des semences de soja et 80% des semences de maïs sont vendues par Monsanto.
  • Les monocultures seraient responsables de 75% de la perte de biodiversité agricole.
  • L’agriculture industrielle est responsable de 40% des émissions globales de gaz à effet de serre.
  • Les entreprises se voient, aujourd’hui, reconnue des droits de la propriété intellectuelle sur les semences qu’elle produisent interdisant aux fermiers de replanter les fruits de leur récolte ou de les échanger.
  • Aux Etats Unis, pour 4$ dépensés en nourriture il y en aura un pour la chaîne Walmart.
  • 2 milliards de personnes seraient atteintes de maladies liées à la nourriture telles que l’obésité et le diabète.
  • Ces dernières années la spéculation sur les denrées alimentaires a mis en péril la sécurité alimentaire de certains pays les plus pauvres provoquant des émeutes de la faim.
  • Une ville comme Paris aurait entre 1 et 3 jours d’autonomie alimentaire.

Cette concentration a donc des impacts écologiques, sanitaires et sociaux graves. Pourtant, des solutions existent: un meilleur étiquetage des aliments (notamment sur la présence d’OGM ou d’huile de palme), le recours à agriculture local, le développement de l’agriculture urbaine, la sensibilisation des consommateurs, la mise en place de banques d’échange des semences, le partage de repas…

L’objectif de cette journée d’action était aussi de les faire connaître et d’inviter la population à occuper ses jardins, ses toits, ses marchés, ses assiettes…

« Our food system belongs in the hands of many family farmers, not under the control of a handful of corporations. » Willie Nelson

Quelques articles d’intérêt:

http://www.princeofwales.gov.uk/speechesandarticles/a_speech_by_hrh_the_prince_of_wales_to_the_future_for_food_c_848967946.html

http://understory.ran.org/2012/02/27/michael-ableman-we-are-the-2-occupy-our-land-occupy-our-food/

http://www.huffingtonpost.com/willie-nelson/occupy-food_b_1299401.html

http://grist.org/sustainable-food/dr-vandana-shiva-occupy-our-food-supply/

http://www.mnn.com/food/healthy-eating/blogs/7-ways-you-can-occupy-our-food-supply-from-your-kitchen

Moment de recueillement

29/02/2012 § Poster un commentaire

Philosophie féline.

Block by Block!

27/02/2012 § Poster un commentaire

« Revitalize Oakland, block by block! » *

C’est la devise de popuphood, l’initiative de renouvellement urbain d’Alfonso Dominguez et Sarah Filley. Avec le soutien de la ville d’Oakland, popuphood offre six mois de loyer gratuit à six entrepreneurs pour ouvrir leur magasin dans des locaux auparavant vides du Vieil Oakland. Ces artistes et ces artisans justifient tous d’un ancrage local fort.

Popuphood permet à ces créateurs de tester la viabilité de leur activité tout en revitalisant un quartier où il n’existait plus que des cafés et des bars. En plus de créer une dynamique de voisinage, l’ouverture simultanée de ces six commerces permet d’atteindre une concentration de magasins suffisante pour motiver le déplacement des clients.

Cette démarche s’inscrit en résonance avec Occupy Oakland en offrant pignon sur rue à des résidents de la ville qui n’auraient sinon pas eu les fonds nécessaires pour ouvrir un magasin. Elle illustre aussi le glissement du concept de pop-up de l’éphémère vers un statut transitoire qui peut déboucher sur une activité pérenne.

Marion and Rose's Workshop (source : Gene Anderson)

* « Revitaliser Oakland, un pâté de maison à la fois ! »

Urban Physic Garden : valoriser les espaces vacants

02/09/2011 § Poster un commentaire

Comment valoriser les parcelles vacantes en ville ?

Urban Physic Garden (source Alison Moffett)

Le collectif Wayward Plant Trust a proposé une réponse avec le Urban Physic Garden. De la mi-juin à la mi-août 2011, ce jardin médicinal éphémère, situé dans le quartier de Southwark à Londres, a accueilli curieux, voisins, artistes, et amateurs de plantes. Le jardin présentait plusieurs dizaines d’espèces de plantes médicinales organisées par service hospitalier, créant une poche de biodiversité en plein Londres, tout en permettant aux visiteurs de se familiariser avec ces plantes souvent issues de la pharmacopée traditionnelle.

 

Le service orthopédique

Le jardin n’était pas uniquement destiné à être une vitrine écologique. Avec une scène, un café, une table de ping-pong improvisée, des contributions d’artistes, des balançoires et de larges tables où s’asseoir, il était aussi un lieu de rencontre, d’échange et de convivialité.

Dès le départ, le projet s’est vu ancré dans la communauté. Une centaine de bénévoles ont participé à sa construction qui s’est faite exclusivement à l’aide de matériaux recyclés, puis   se sont relayés quotidiennement pour prendre soin du jardin. Parmi eux se trouvaient de nombreux riverains. Des cours de yoga et de médecine par les plantes, des représentations théâtrales et des concerts ont été donnés, et certains ont même pu bénéficier du diagnostique d’un naturopathe. Les visiteurs pouvaient aussi déguster des repas préparés sur place à l’aide de l’énergie produite par un panneau solaire et un Loowatt.

 

Le café

La balançoire et le mur végétal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 14 août, l’expérience a touché à sa fin. Les plantes ont été adoptées par des particuliers et des association. Le jardin a fermé. Il a ensuite été démantelé par les bénévoles qui avaient participé à sa construction deux mois auparavant.

Au premier abord, nous pourrions déplorer le caractère éphémère d’un tel endroit. Des lieux qui permettent à la fois rencontres, partage des connaissances et protection de l’environnement ne sont pas légion. C’est oublier le sens de cette expérience. Le Urban Physic Garden n’a jamais été créé pour durer, mais plutôt pour insuffler une dynamique dans un quartier, éveiller l’intérêt des visiteurs et des riverains pour l’écologie et l’environnement urbain. Ce jardin rappelle qu’une parcelle vacante n’est pas une fatalité, un trou noir condamné à l’abandon. Il peut être un espace de liberté, de réunion pour peu que l’on y investisse un peu d’imagination et beaucoup d’énergie. Il provoque la discussion et invite à l’action.

 

La scéne

La parcelle qui a accueilli le jardin appartient à un promoteur. De nouveaux logements l’occuperont d’ici quelques années. Le promoteur a su reconnaître que la valorisation éphémère de cette parcelle apporterait des bienfaits durables à l’ensemble du quartier. A termes son projet en bénéficiera indirectement.

Le service de gastro-entérologie

Urban Physic Gard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une telle initiative pourrait sembler anodine, pourtant même dans nos villes hautement urbanisées, il existe de nombreux espaces vacants. Il est estimé, par exemple, que l’addition de l’ensemble des terrains à l’abandon de New York équivaudrait à la superficie de Central Park et de Prospect Park. Valoriser ces parcelles par petites touches serait un bienfait pour la ville.

Pourrions-nous mener de tels projets à Paris et insuffler ainsi un peu de souplesse à cette ville qui en manque cruellement ?La question reste ouverte à l’image de ces espaces où nous pouvons projeter nos envies d’une ville mouvante.

 

Où suis-je ?

Catégorie Espaces vacants sur Petrichœur.